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La faim de l'autre

Celui qui veut s’accepter lui-même comme une totalité, doit aussi accepter l’autre en lui.
Mais dans le oui tout le non n’est pas vrai, et dans le non tout le oui est mensonge. Comme je peux être aujourd’hui dans le oui et demain dans le non, le oui et le non sont vrais et faux. Le oui et le non ne peuvent pas céder, car ils existent, nos idées de vérité et d’erreur, elles, le peuvent.
Sans doute aimerions-nous avoir quelques certitudes sur l’un ou sur l’autre? La certitude à l’intérieur de l’un ou de l’autre n’est pas seulement possible mais elle est aussi nécessaire, toutefois la certitude dans l’un équivaut à une protection et à une résistance contre l’autre. Quand on est dans l’un, cette certitude de l’un exclut l’autre.

On pourrait se suffire de l’un, mais cela finit par créer un déséquilibre. L’harmonie totale est détruite par l’accentuation extrême de l’un par rapport à l’autre
Le défi est donc d’accéder à l’autre en étant dans l’un.

Et pourquoi l’un ne peut-il jamais nous suffire?
Si l’un ne peut nous suffire, c’est parce que l’autre est aussi en nous. Et si nous nous contentions de l’un, l’autre serait dans une grande détresse et nous assaillirait de sa faim. Nous nous méprenons sur cette faim et nos croyons toujours être affamé de l’un, et pour cette raison nous nous confortons encore plus dans notre aspiration vers l’un. Mais le résultat auquel nous parvenons ainsi, c’est que l’autre en nous fait valoir encore plus sa revendication. Si par la suite nous sommes prêts à reconnaître l’exigence de l’autre en nous, nous pouvons passer du côté de l’autre pour le rassasier. Mais si nous pouvons aller ainsi de l’autre côté, c’est que nous avons pris conscience de l’autre.
Mais si notre aveuglement par l’un est fort, nous ne nous éloignons que davantage de l’autre et une funeste cassure s’ouvre en nous entre l’un et l’autre. L’un est gorgé à l’excès et l’autre meurt de faim. Celui qui est rassasié devient paresseux et celui qui a faim devient faible. Et ainsi nous nous étouffons dans la graisse, dévorés par le manque.

L’homme étant créatif par lui-même, il lui est donné la liberté de dominer la cause, échappant à l’effet.
Lorsque la souffrance de l’esprit permet de conquérir cette liberté qui consiste, malgré la foi la plus absolue en l’un, à accepter également l’autre, parce que nous sommes aussi cela, alors la croissance commencera.


Mais l’acceptation de l’autre en moi signifie une descente dans le opposés, passer de l’un, du Nœud Sud en Cancer, à l’autre en Capricorne, c’est passer

Du besoin dominant de sécurisation. Vos tendances à prolonger le monde de l’enfance. Votre conformisme et vos liens familiaux démesurés. Vivre tel un chat au foyer. Le vertige des hauteurs, par peur de monter. Vos recherches d’approbation parentale. Vos espoirs d’arrêter le temps. Vos nostalgies et vos références au passé. Vos anxiétés face à la vie. Le «prétexte des enfants» pour justifier le statu quo. Vos peurs, vos craintes, vos couardises. Vos sécurités immobilières asservissantes. 
à

Votre capacité à vous assumer... seul. L’acceptation de grandir et de vous grandir. Le goût de l’affrontement et du risque mesuré. La faculté de choix personnel, sans recherche d’approbation. Le rejet de tous tuteurs, tutelles ou appuis. L’association non motivée par la recherche de sécurité. Apprendre à sauter... sans filets. L’engagement, sans-arrière pensée.

Ce qui est héroïque, est d’être dominé par l’idée que ceci ou cela est bon, que tel ou tel acte est indispensable, que telle ou telle chose est répréhensible, que tel ou tel but doit être atteint par un travail persévérant, qui ne quitte jamais la voie tracée. Ce faisant tu pèches contre l’incapacité à pouvoir. Mais l’incapacité à pouvoir existe. Personne ne peut la nier, la critiquer ou l’étouffer de ses cris.

Le NS symbolise les besoins de l’ego conscient, l’ego est notre souverain qui est l’esprit de ce temps, qui domine et dirige tout en nous, c’est l’esprit commun avec lequel nous pensons et agissons aujourd’hui. Sa puissance est énorme. Il est paré des plus belles vertus héroïques et voudrait pousser l’humanité vers des hauteurs infinies.

Ce qui est héroïque est d’être dominé par l’idée que ceci ou cela est bon, que tel ou tel acte est indispensable, que telle ou telle chose est répréhensible, que tel ou tel but doit être atteint par un travail persévérant, qui ne quitte jamais la voie tracée. 

Le héros (l’ego) veut développer tout ce qu’il peut. Mais le Soi, l’esprit anonyme des profondeurs fait remonter de l’inconscient tout ce que l’ego de l’homme ne peut pas. 

Le Soi peut nous fait prendre conscience de notre Nœud Nord.

Le Nœud Nord c’est comment rendre ma vie sacrée, comprendre le sens sacré de la vie. Le NN, ce n’est pas un effort sur le plan psychologique, c’est une rencontre initiatique avec le sens sacré de l’existence.
C’est découvrir que ma petite vie, ma vie moyenne, ma grande vie ou ma vie tout cours a un sens par rapport à un tout plus grand. Avec le NN, qu’est-ce que je veux transmettre comme qualité fondamentale au soir de ma vie? Qu’est-ce que je voudrais apporter de neuf avec mon histoire personnelle, ça donne du sens au pourquoi de ma vie. Le NN représente ces nouveaux terrains sur lesquels nous n’avons pas osé nous aventurer, par ignorance, méconnaissance ou crainte, mais aussi par complaisance préférant trop longtemps vivre et revivre sans cesse nos goûts, tendances, inclinaisons personnelles. Le NN représente une aventure et un inconnu inquiétant. Pourtant, quelques pas dans cette nouvelle direction qui, bien entendu requièrent un effort conscient, nous convaincront très rapidement du potentiel considérable dont nous disposerons dans cette voie nouvelle.


 

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