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Lilith dans le thème

C’est un endroit du thème où on vit un lieu d’impossibilité à combler au niveau du vécu. Lilith est la marque du manque et du désir, point d’avidité maximum, «Je veux ça, sinon je meurs». Ce sentiment de manque dans le thème est à l’origine de la quête de l’individu, quête sans fin, qui a pour but la prise de conscience. Etre reconnue, c’est la seule chose qu’elle demande. Lilith enrage de ne pas être satisfaite, car il y a toujours une lessive en retard.

Eve peut être satisfaite d’une association, à Lilith, il faut la solitude, car le rythme de l’homme n’est pas basé sur le changement. Il va falloir s’isoler là où elle se trouve, les initiations se font à l’abri de la lumière solaire, de la raison rationaliste, la vie devient inhumaine à force de n’être qu’humaine.

Elle tend vers la conscience en refusant les lois humaines, car elles se réfèrent à des lois mâles qui valorisent la lumière, la rationalité. La vérité solaire qu’elle ne supporte est: ce qui était juste hier doit l’être aujourd’hui et demain, pour elle c’est faux, car elle est principe de croissance. Elle demande à voir les cycles, à respecter les changements qui déterminent la conduite à tenir, ce qui permet une adaptation harmonieuse. Les deux luminaires sont obligatoires, le Soleil c'est l'illumination, la Lune est l'initiation aux mystères.

On vit depuis des siècles dans un monde régi par des lois solaires duquel on a banni les rythmes lunaires. On est conditionné dans notre façon patriarcale d’être. On commence par le rejet et nier cette énergie n’engendre que des catastrophes, elle ne peut venir que lorsqu’on est éveillé, ainsi on peut devenir conscient de ses besoins. Lilith, c’est l’exigence suprême, absolue, elle nous montre le champ d’expériences où l’impression de manque est vécue à son paroxysme, d’où le sentiment qu’il n’y aura jamais assez. Lilith sert d’aiguillon à l’évolution. Il n’y a pas de satisfaction à attendre là où elle est. C’est la fatalité d’obligation de conscience, tâche de l’être humain.

Le choix de guérison est d’arrêter de cultiver le peu d’estime que la femme a d’elle. Ne plus se regarder au travers de valeurs solaires, patriarcales, masculines, rationalistes, qui la rabaissent au rôle d’Eve.  En s’isolant dans la Maison du thème on prend du recul, on prend le temps de laisser l’inconscient communiquer au conscient des valeurs nouvelles, inquiétantes, qui vont même faire peur, mais c’est l’ego qui a peur.

L’ego ne comprend rien à ce qui vient de l’inconscient, il ne fait que se référer au monde du connu et nous avons besoin d’avoir peur que de ce que nous avons exclu de notre conscience. Elle transfigure la Maison. Elle est la Licorne sous l’aspect de transmutation, image de pureté de la conscience. Elle change le feu des passions en don du cœur, ceci se fait en renonçant aux fruits de ses actes, en s’oubliant, en se vidant de ses valeurs-formes. Là où elle se trouve, c’est soit le dynamisme ou le blocage pour la personne, dynamisme créateur si elle est intégrée, ou blocage dans le «A quoi bon, ça ne vaut pas la peine», si on retourne à son niveau de conscience qui précédait avant l’éveil d’un possible, d’une vision différente.

C’est là dans le thème où se trouve une problématique fondamentale qui provoque ce sentiment d’inconfort dans la vie de quelqu’un. Voir le Signe et ainsi quel genre d’énergie est mal vécue sous ses aspects négatifs. Les planètes en aspects sont les fonctions avec lesquelles elle cherche à éveiller l’absolu. Mais l’attitude de vouloir personnaliser entrave son développement, il faut perdre son ego. A ce moment-là, c’est la manifestation positive d’une créativité intense à travers le développement de l’imagination ou d’une vocation pour la collectivité.

Il n’y a pas de plaisir personnel à rechercher, on peut le chercher mais on ne le trouvera jamais. C’est une pensée analogique contraire à la logique solaire, productive bien au-delà de ce qu’on en attend, car faisant perdre la notion de son humanité. Elle sert de pont entre l’inconscient (1) et le conscient, elle a pour mission d’aider l’inconscient à se révéler. Elle emprisonne la conscience dans la réalité du monde, aide l’esprit à s’incarner en fonctionnant comme médiateur entre l’inconscient et le conscient.

C’est en arrêtant de faire ou de se servir du fer qu’on la rencontre, dans la déprime on la rencontre aussi. Dans le faire ou le fer l’homme est coupé de sa féminité. Il la voit dans sa vie quotidienne, lui court après, mais ne la retrouve jamais. Le point d’intégration passe par la créativité, par le centre. L’anima a pour but de développer la créativité chez l’Homme. On ne peut pas vivre inconsciemment dans la Maison du thème.

  (1) L’anima sert de pont entre le Moi et l’inconscient, elle est le pôle opposée à la persona qui est un ensemble compliqué de relations entre la conscience individuelle et la société, une espèce de masque que l’individu revêt ou dans lequel il se glisse ou qui, même à son insu, le saisit et s’empare de lui, et qui est agencé, fabriqué de telle sorte parce qu’il vise d’une part à créer une certaine impression sur les autres, et d’autre part à cacher, dissimuler, camoufler, la nature vraie de l’individu. Ainsi donc, la persona, l’image idéale de l’homme tel qu’il devrait et voudrait être, se trouve intérieurement de plus en plus compensée par une faiblesse toute féminine; et, dans la mesure où extérieurement il joue avec sa persona à l’homme fort, intérieurement il se métamorphose en une manière d’être féminoïde, que j’ai appelé anima.

La différence entre l’homme et la femme à ce point de vue, donc ce qui caractérise l’anima en face de l’animus est la suivante: alors que l’anima est la source d’humeurs et de caprices, l’animus lui, est la source d’opinions; et de même que les sautes d’humeur de l’homme procèdent d’arrière-plans obscurs, les opinions acerbes et magistrales de la femme reposent tout autant sur des préjugés inconscients et des a priori. Comme il est indispensable en vue de l’individuation, de la réalisation de soi-même, qu’un être apprenne à se différencier de l’apparence qu’il a incarnée aux yeux des autres et à ses propres yeux (la persona), de même il est indispensable, dans un but identique, qu’il prenne conscience du système interrelationnel invisible qui relie son Moi et son inconscient, à savoir son anima. Pour ce qui est de la persona, il est naturellement relativement simple de faire percevoir clairement à quelqu’un que sa fonction et lui sont deux choses différentes.

Pour ce qui est de l’anima, par contre, on ne parvient à se différencier d’elle qu’au prix des plus grandes difficultés et des plus grands efforts, pour la bonne raison précisément qu’elle est invisible et difficilement discernable. Les facteurs inconscients sont des données qui exercent des pouvoirs tout aussi conditionnants que les forces et les grandeurs qui régularisent la vie de la société; et les premiers sont aussi collectifs que les secondes. Dès lors, de même que je puis distinguer ce que ma fonction exige et attend de moi de ce que je veux, je puis apprendre à faire la distinction entre ce que je veux et ce que mon inconscient a tendance à m’imposer. Dialectique du Moi et de l'inconscient – Jung

Exemple avec Lilith en Maison I

Quelle est ma personnalité? Manque d’image de soi = problème d’identité. Difficulté d’être profondément soi-même, sentiment d’insécurité, d’incertitude intérieure, on se sent inquiet, vulnérable, craintif. Autre pôle: on est apparemment très sûr de soi, on s’impose, mais intérieurement, il y a une même absence d’image de soi. Il faut essayer de découvrir qui on est, mais on risque de ne jamais être content d’être qui on est, c’est en se construisant qu’on va découvrir l’image de soi-même.
Il faut approfondir, pratiquer les arts martiaux. Le contentement béat de soi n’existe pas là, il faut faire un travail sur soi, Lilith demande qu’on constitue une image de soi, prendre conscience de soi. La petite enfance a pu être difficile, impossible d’être qui on était. On est mal dans sa peau. On va compenser inconsciemment sur le mode Priape, en Maison VII, «dans une relation j’existe parce que l’autre existe», «je suis le compagnon d’un tel, donc j’existe», ça donne le sentiment d’exister, on se noie dans la relation et on demande à l’autre d’être une bonne mère. Risque d’être abandonné, car l’autre n’est pas la bonne mère. On se trouve justement abandonné parce que l’autre ne peut pas lui donner son image, son identité.
Autre extrême, individualiste au point de renoncer à toute relation. Il faut se dire que peut-être je suis capable de quelque chose et à ce moment-là on se crée une identité. Si on essaie de trouver son identité par comparaison aux autres on ne recevra jamais une image complète de soi. On lâche la reconnaissance de soi par les autres et ça va. Il faut s’identifier à la Lune noire, je suis au-dessus de ça, je ne peux pas m’associer, je ne suis pas de ce monde. En tout cas je ne sais pas qui je suis, je n’ai pas une existence qui peut être comprise.
Il faut se dire: OK, je n’arrive pas à avoir une bonne image de moi ou je n’ai pas une bonne image de moi, à partir de ce moment une bonne image peut naître si on accepte de voir se construire une image de soi à travers ce qu’on fait et en laissant cette image naître d’elle-même. C’est en arrêtant de se baser sur le seul besoin d’avoir une image de soi que cette image pourra enfin naître, car Lilith ne permet pas que l’on personnalise là où elle se trouve, l’image que l’on voudrait avoir n’existe pas, Lilith exige toujours plus.

 

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