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Les parents dans le thème natal

 
L’image-père et l’image-mère représentent deux qualités essentielles de nous-mêmes que l’astrologie nous permet de reconnaître, à travers son approche symbolique, incomparable d’ampleur, autant que d’acuité. Ces deux parts, à la fois lourdes de chaînes et riches de promesses, nous devrons apprendre à les libérer, puis à les accorder, enfin à les fondre dans notre vie. C’est en nous-mêmes que se poursuivent les épousailles des deux lignées parentales. Notre vie est le creuset où peut s'opérer leur alchimie.
Orientation générale: identifier les parts maternelle et paternelle en tant que deux facettes de nous-mêmes, pour envisager la manière de conduire plus loin les expériences vécues par les deux lignées parentales, afin de quitter les impasses familiales et d’apporter de nouvelles réponses à certaines questions restées en suspens dans notre antériorité. Apprendre à distinguer, dans un thème, les étapes marquantes de l’enfance et à reconnaître, en particulier, les schémas et les croyances qui font obstacle à la réussite et à l’épanouissement personnels, à l’accomplissement relationnel et social.
Programme: le cycle des Maisons et le vécu de la petite enfance; la Lune en tant que Parent nourricier qui assure le confort matériel et le bien-être affectif, le Père en tant que Parent nourricier protecteur qui accompagne l’enfant sur le chemin de l’individualisation; Saturne en tant que Parent normatif qui fait œuvre structurante en établissant des limites bien définies.
Démarche: comprendre les enjeux du thème dans une perspective de croissance psycho-spirituelle; relier sans cesse l’histoire de l’enfance au vécu futur de l’adulte.
Il s’agit d’avoir à l’esprit que ce n’est pas le thème de notre mère ou de notre père qu’on analyse, c’est notre thème, donc notre mère et notre père intérieurs.
Le cycle des Maisons peut être coupé en deux à l’horizontale, ce qui donne deux hémisphères appelés Nord et Sud. C’est-à-dire deux manières de vivre, soit on accentue la différence, soit la communion.
Accentuer ses différences, se distinguer, devenir quelqu’un de particulier, c’est choisir la voie du Soleil. Le Soleil se lève et se montre, c’est un être distinct, il ose, c’est le triomphe du courage sur la peur de vivre. C’est la voie héroïque.
Apprendre à suivre la voie du Père, se différencier. L’image du Père archétype est celle qui nous montre ce qui est autre que la Mère, l’indifférencié. Modèle d’indépendance et qui aide l’enfant à se séparer de la Mère primordiale.
Pour l’inconscient: Soleil, Héros, Père sont synonymes, mais veulent dire accent sur l’individu. Naître, c’est quitter la fusion avec la mère et s’engager dans la voie de la différenciation. Au départ nous faisons un avec la mère, la Lune. L’orbite de la Lune autour de la terre est une enveloppe.
La Lune, déité terrestre, la mère sont liées à la communion, il y a accent sur la famille, le groupe, le peuple, la nation, le collectif.
De 0° Bélier à 0° Balance, le jour est plus long que la nuit, c’est la victoire du jour. De 0° Balance à 0° Bélier, la force de nuit devient plus importante.
Les 6 premiers signes manifestent le triomphe de la différenciation, de la particularité, alors que de la Balance au Poissons, c’est le collectif et la communion qui l’emportent.
En Maison I, l’horizon se lève, le jour se lève, l’Ascendant se montre, le signe se montre, les planètes qui sont en Maison I sont à utiliser pour montrer qui on est, c’est le point qui devient unique, qui sort de l’indifférenciation.
Au point de vue des Maisons, l’hémisphère nord est lié au processus de différenciation, on devient quelqu’un d’unique. Si on a un accent sur l’hémisphère nord, la différenciation est un enjeu majeur, on devient quelqu’un de particulier. Toutes les planètes vont se lever. En Maison I d’abord. Le Nord va vers le lever, ce qui veut dire qu’on sort de l’indifférencié, on sort du ventre de la mère. Les premiers degrés à se coucher sont les degrés de la maison VII, ce qui est au Sud va vers le coucher. Si on a un accent sur l’hémisphère sud, c’est important d’apprendre la relation, apprendre à être en relation avec les autres.
Quadrant 1, mot-clé: séparation. C’est prendre sa vie en mains, c’est prendre la tête de sa vie, avoir la liberté de commencer, se lancer tout le temps dans le monde, sentir sa liberté d’agir de soi-même (le Bélier est le signe de tous les commencements).
Quadrant 2, processus d’individualisation. Grâce à l’effort de vouloir sortir du collectif depuis l’Ascendant, on va rayonner, c’est le rayonnement, oser se montrer, ainsi que montrer qui on est à travers ce que l’on crée.
En VII, l’horizon se couche, le signe se couche, la planète se couche, on va vers la nuit, vers le collectif.
Quadrant 3, processus de relation. Au DS, quand on s’est construit un «je» on rencontre le «tu», on se relie à l’autre, on apprend la mutualité.
Quadrant 4, mot-clé: union. C’est le Milieu du Ciel, le X retourne au I, on joue un rôle, on trouve sa place dans le monde. Etre une pierre bien appropriée en IV pour bâtir l’édifice en X. Axe d’individuation (Jung). On renouvelle le monde en XI et en XII on est uni au monde, le monde vit en nous. Dans le monde collectif, chaque pierre a pour fonction d’apporter de la solidité au mur.
Il y a une expérience à faire dans chaque maison, c’est au cœur de chaque maison que l’on peut comprendre le processus qui va nous amener de l’indifférenciation à la communion, à l’amour.
Le père et la mère sont deux parents différents. Il n’y a pas de rapport fusionnel avec le père et il ne nourrit pas. Le père est un autre, c’est un modèle d’indépendance qui aide l’enfant à se séparer de la Mère primordiale. La voie du Père désigne le chemin de la liberté et de l’authenticité, il apporte la différenciation par rapport aux ensembles dont nous dépendons et qui fondent notre sécurité. C’est le triomphe du courage sur la peur de la vie.

Les difficultés liées aux enjeux de la petite enfance sont dus à Pluton, Saturne et la Lune noire en maison.

Maison I
Prendre vie

Ici on prend vie, premier acte d’indépendance de ma vie: «séparé de ma mère, je prends ma première respiration, je respire, je vis par moi-même». Point de séparation d’avec le collectif et de l’individuel. «Est-ce que je suis en contact avec l’énergie de mon AS, ce qui me fait vivre.» C’est le modèle avec lequel on vient au monde, on va répéter ça pour être. C’est comment on va aller vers le monde. Il y a une spontanéité d’être qui anime la personne au niveau de l’énergie de l’AS. Avec une ou des planètes en I, la personne y est très identifiée, car elle se lève, elle s’impose à sa conscience. Pour savoir laquelle domine s’il y en a plusieurs, il faut en parler avec la personne. Avec un AS Bélier (feu), la personne va vivre avec l’impulsion de devoir démarrer en toute chose dans la vie. Elle va passer par des crises qui vont lui demander d’émerger en tant qu’individu, d’oser se différencier. Le problème que ce besoin de devoir démarrer va faire émerger au fond de sa conscience et qu’il va falloir surmonter, est le risque de voir le monde comme un obstacle, sentiment que des embûches se dressent sur son chemin, qu’il y a un rival dans son environnement qui va l’empêcher d’agir ou que des pièges l’attendent si elle se met à avancer dans la vie.
 

 

Maison II
Prendre corps

Maison de terre, liée au Taureau, il s’agit de prendre corps. En I on s’est séparé de la mère, on respire par soi-même. En II, on fait l’expérience des moyens que la vie nous donne pour être, sur quoi on va s’appuyer pour manifester qui on est. Le corps est donc le premier élément sur lequel on peut compter. C’est donc pour le nouveau-né le corps à corps avec la mère, être pris dans les bras de la mère, le sein de la mère, le corps qui nourrit et qui me nourrit, je ne manque de rien, «je suis en sécurité», sentiment de sécurité totale si tout se passe bien. C’est ce qui va faire que quoi qu’il se passe, où que je sois sur terre, je vais vivre avec la sécurité qu’il ne va rien me manquer, car j’ai été mis en sécurité par la mère nourricière. Le côté affectif a été nourri. Au niveau psychologique, en II, on développe le narcissisme primaire, (narcissisme = amour de soi), «je m’aime parce que je suis, maman m’aime parce que j’existe». Et quand on sait que plus tard, lorsqu’on est adulte, c’est la vie, le collectif qui va jouer le rôle de mère, on peut imaginer ce qui peut se passer au niveau du narcissisme primaire, du sentiment «je m’aime parce que j’existe». Si, au niveau du comment j’ai vécu la mère biologique il y a une blessure, le simple fait d’exister, d’être dans le monde, peut engendrer une insécurité douloureuse, est-ce que la vie m’aime parce que j’existe? donc est-ce que la terre va me nourrir?, est-ce que le monde va me nourrir là où je suis, là où je vais, là où j’irai?, est-ce que j’aurai ce dont j’ai besoin pour vivre? Avec la Lune noire, on va connaître le paroxysme du manque d’où le sentiment qu’il n’y aura jamais assez, donc en II, même avec une mère très présente, l’enfant a vécu le sentiment d’abandon et de mère non nourricière. Avec Saturne, c’est la mère frustrante, car la froideur de Saturne dit: «Compte sur toi», donc la terre est un lieu où je suis abandonné. Difficile d’être abandonné en toute confiance dans les bras de sa mère. A-t-elle pu me nourrir? C’est ce qui va faire que du point de vue matériel, je m’assume d’une manière indépendante. L’enfant veut se débrouiller tout seul très tôt. Le danger avec Saturne et le Capricorne: je ne compte QUE sur moi. La question à se poser maintenant, moi, où j’en suis aujourd’hui avec ce sentiment, est-ce que j’ai le sentiment de me nourrir convenablement, sans tomber dans l’impression de manque, d’où boulimie, ou celui du modèle non nourricier, refus de la nourriture, d’où l’anorexie. Il a y également la question de savoir si je suis nourricier pour les autres.
 

 

Maison III
Processus
de
différenciation

Niveau air de l’existence, donc ça arrive à la conscience. Etape énergétique liée au Gémeaux. Maison où il y a prise de distance par rapport au corps de la mère, sortir du mélange avec la mère, prendre de la distance avec le monde extérieur. L’enfant ouvre les yeux sur le monde et est attiré par tout ce qui bouge, ce qui brille. Lui-même commence à bouger, un espace se crée entre lui et sa mère, prise de distance qui permet d’oser avoir un regard personnel sur le monde extérieur proche, on se fait une image personnelle du monde extérieur. Il faut voir comment l’enfant a vécu son monde extérieur, l’environnement proche. Le problème à rechercher en III est de voir s’il n’y a pas eu de barrières dans le jeu de la découverte de la vie. La maison III est une Maison d’expansion de l’environnement proche, d’élargissement des frontières proches, naissance de la motricité, début de l’éloignement par rapport à la mère. Activités qui réclament du courage pour oser franchir les premières limites (la mère en I et le corps en II) dans son environnement. Il y a beaucoup de «pourquoi pas» dans cette maison, il faut voir s’il n’y a pas des barrières posées par la mère qui n’a pas voulu répondre, comportement qui a limité la capacité de l’enfant d’oser aller découvrir le monde proche, proche par rapport à la IX qui représente les horizons lointains. En IX, on parle d’intelligence hypothético-déductive, on généralise et on en fait une loi, on voit les choses globalement. En III, on parle d’une intelligence sensori-motrice, laboratoire où on fait des expériences, on se sert de la vue et du toucher, on trie des blocs et on se déplace. La III nous parle du développement de la communication et du contact avec les premières personnes autres que la mère, donc de l’intégration dans la fratrie, entre autres. Avec Mars en III, on peut voir son frère comme un rival. Apprendre à l’enfant qu’il ne doit pas être agressif avec son frère, tout en essayant de faire attention à ce qu’il ne castre pas son Mars, remède pire que le mal de le voir se battre avec son frère, il perdrait contact avec sa volonté d’être ce qu’il est et pourrait être. Avec Saturne en III: dans ce qui a trait à l’usage des mains, est-ce qu’on laisse l’enfant faire les choses et prendre de la distance? Avec Neptune: on se différencie en III et Neptune dissout. On est victime, (on ne me voit pas parmi mes frères-sœurs), on est noyé dans la fratrie. Avec Neptune, on cesse de se prendre pour quelqu’un, il  faut dissoudre les limites du «Je». Avec Pluton, on peut connaître une angoisse par rapport à l’exploration du monde immédiat, d’où par exemple peur de sortir la nuit, de conduire dans la neige, etc. 

 

 

Maison IV
 

Grâce à la I, II et III, si tout s’est bien passé, on a pu se séparer, on a pu prendre de la distance. On s’approche ainsi de la capacité à dire «je», de se concevoir en tant que personne séparée. C’est la 2e naissance en tant que personnalité. L’AS étant la naissance en tant qu’être humain. Il s’agit ici de quitter la mère et tout ce qui est collectif, la famille, le clan, la tribu, «Je ne peux plus me noyer dans le collectif, je me définis, je porte un prénom». On se définit, on a un prénom. Avec un accent sur la IV, il y a bien souvent une problématique avec le prénom qu’on porte, les gens nous affublent d’un sobriquet, ou n’arrive jamais à se faire appeler par son prénom mais par un diminutif. En IV, il y a un accent sur le Cancer, c’est-à-dire sur la coquille, mais pas sur la perle qu’on oublie. La fonction de la coquille permet à la perle de se créer, mais il arrive un moment où la coquille, (la sécurité, la protection) doit s’effacer et permettre à la perle de sortir, la perle étant l’enfant divin. Le niveau socio-culturel du Cancer reste lié à l’appartenance, la bulle, la famille, le clan, la tribu. Au niveau psychologique, c’est la naissance en tant que «je», le masculin (raison pour laquelle on attribue la IV au père) s’efforce en tant que père, il met l’accent sur l’individualité, jusqu’à présent l’accent était sur la mère, le collectif, la XII, dont on sort depuis l’AS. Le masculin, c’est être un héros, être ce héros qui arrive à s’extraire du collectif, être son propre père. On trouve ici tout le symbolisme du FC, avoir un centre, une assise, être dans sa réalité, c’est le maître de la confiance en soi. Racine solide pour concrétiser l’AS, qui permet de répondre à la question: de quoi suis-je capable? Le Soleil qui est enfoui en nous, va-t-il briller en Lion en V? Pour cela il faut contacter la perle (l’enfant divin) en IV. La IV est la naissance de celui qui prend sa vie en charge avec une totale autonomie, maison du père. Devenir son propre père. C’est le 4, la crise d’incarnation. La IV pose la question de la légitimité, de devenir soi. A-t-on le droit d’être un individu? A-t-on le droit d’être hors de la mère, hors du collectif, hors de l’inconscient, hors de l’indifférencié? Oser être soi-même, légitime, oser la différenciation, c’est prendre le risque de se voir exclu du clan, de la famille. Angoisse de sortir de la famille. Si on part, la famille est menacée. Il y a des familles très tribales, elles sont merveilleuses dans la mesure où on reste dans leurs choix. Mais si on les transgresse on est rejeté.  Avec Mercure au FC: tu assoiras ton individualité en prenant la parole, en te confrontant à ta famille en osant te dire. Oser affirmer son individualité avec Saturne en IV, car on peut avoir peur de sortir de la famille, est-ce j’ose prendre le risque d’affirmer mon individualité? Saturne demande de se référer à soi. Exemple vécu par une femme: conjonction Lune-Jupiter en IV, je m’éloigne de plus en plus de ma famille (Jupiter), mais en même temps, je crée une famille (Lune) de plus en plus large. L’expansion de Jupiter la pousse à s’éloigner de la famille. Mais il y a un problème, la famille ne veut pas reconnaître son conjoint, il ne rentre pas dans le clan et elle la menace de ne pas venir au mariage. Le mariage se passe, mais sans ses parents et ses quatre frères et sœurs. Elle a besoin de prendre le large dans sa famille, mais le clan n’admet pas qu’elle parte, ça le désécurise, il se sent menacé, il a peur de l’éclatement de la cellule. Ceci se passe au Valais, dans une famille bourgeoise, tous les dimanches à l’église, repas de famille, etc. C’est une cellule familiale très, très tribale. Avec cette conjonction, on peut aussi expliquer pourquoi tout le monde lui demandait toujours: t’habites où? Elle ne sait plus où elle habite et répond en donnant l’adresse de ses parents, ça la renvoyait à elle et à cette famille où l’individualité n’allait pas de soi, n’était pas reconnue comme légitime.
 

 

Maison V
 

En IV l’individualité se trouve en centre du Cancer; avec un accent sur la IV, la personne contacte son centre. En V, la perle doit aller au-delà de la coquille, elle doit se montrer et briller. L’enfant a besoin qu’on le voit, période où on a besoin d’être vu, «félicitations, tu existes». Il faut voir comment on aimait cette expression de moi? Comment j’étais aimé dans cette expression de moi? En II, on se trouve en sécurité, on est nourri, en V on est en sécurité en osant dire qui on est. Le narcissisme secondaire, «Je m’aime parce qu’on me voit, je m’aime parce qu’on me voit en ce que je crée, je m’aime parce qu’on me voit en ce que je montre». L’énergie Lion est le besoin d’être au centre, d’être là, d’être reconnu, pour l’ego c’est le défi de ne pas se mettre au premier plan, mais de penser à la qualité de ce qui est mis en avant. L’angoisse du Lion est de ne pas être vu, dans cette maison, il faut voir quelle est la peur et le besoin là-derrière. La question no 1 est «aime-toi avant d’oser te montrer», on commence avec le besoin de se réconcilier avec quelque chose qui a besoin d’être vu.
 

 

Maison VI
 

Dernière étape du processus de la différenciation. Etape cruciale  qui a pour but de mettre au point les derniers détails, les dernières limites à l’identité qui cherche à être depuis le premier acte d’indépendance né en I. C’est une maison cadente, donc d’élargissement du quadrant nord-ouest. L’enfant est potentiellement parlant capable de montrer qui il est, sa façon léonine d’être. Ça se joue avec la question du oui et du non, c’est ce qui va finir de le différencier. Comment ça s’est passé à ce niveau-là, est-ce que ses limites ont été respectées entre son «je» et la vie quotidienne. L’enfant pose ses dernières limites, ont-elles été reconnues ou bafouées? Il y a un parallèle entre le non que je dis et le prénom que je porte, est-ce que le non que je pose est reconnu, est-ce que le prénom que je porte est reconnu. Oser dire non, c’est ce qui va dire qui je suis. En VI on pose la question: où sont mes limites? On a besoin de limites pour ne plus se mélanger avec l’autre, ceci est à toi, ceci est à moi. Quand la Vierge fonctionne bien on est bien en contact immédiat avec son propre corps, on sait ce qui nous convient; elle permet de se définir au niveau individuel, elle apporte une hygiène subtile: «Bien, j’ai une pensée, est-ce que ça me va, j’en suis où avec mon intestin mental, est-ce que c’est de ça que je veux me nourrir au niveau d’une émotion ou d’un sentiment?; cette pensée, est-elle à moi? Est-ce qu’elle me va? est-ce que je la garde?; comment fonctionne mon intelligence intestinale? vais-je garder ça ou pas?; de quoi je me nourris? est-ce que je vais garder cette rage, cette émotion?» C’est en VI que tout le quotidien de l’hémisphère nord s’incarne, c’est donc ici qu’on va analyser dans le concret ce qui existe. «Bien, est-ce que je suis moi dans les plus petits détails, est-ce que dans mes limites j’ose m’aimer si dans mon enfance je n’ai pas été respecté». Avec Mars, il faut oser prendre position dans les moindres petits détails, cesser de dire non à l’intérieur et oui à l’extérieur, par exemple, avoir une réaction de colère intérieure contre le fait d’avoir à ranger encore une fois les chaussettes de son fils qui traînent et ne plus être d’accord, mais le faire malgré tout. Avec Pluton, il faut se demander quelles sont mes valeurs, on aime ce qui a de la valeur, l’essentiel dans les valeurs, l’essentiel dans les limites.
   

Maison VII

Maison VII. C’est là où le Soleil est en chute, en chute car nous sommes dans la Balance et le moi, le héros apprend ici à s’associer et perd donc un peu de sa primauté. On est un Soleil, mais on doit apprendre à être en face d’un autre. L’enjeu est, «est-ce que je vais être encore un vrai Soleil, être un Soleil capable de rencontrer un autre Soleil?» On arrive difficilement à rencontrer l’autre après un processus de différenciation. Que devient le I dans le développement de la conscience de l’autre, est-ce que le «je» va disparaître dans la relation, rechercher la carence ou l’excès. Voir l’état de la demande qu’on adresse à l’autre, «panse-moi», c’est l’attente qu’on fait peser sur la relation.
Il faut oser briller, faire vivre dans la relation la qualité du signe de la cuspide. L’instruction céleste avec le Cancer: «Tu feras de la relation un foyer, une bulle protectrice, tu feras de la relation un endroit où tu protégeras la perle».
C’est dans le temps de la petite enfance, la demande adressée à la mère, l’enfant cherche à privilégier le «je» à «tu», il demande au «tu» de sa relation (DS) de lui donner ce qu’il lui manque pour être équilibré, puisque depuis son entrée en existence il fonctionne pour se différencier en s’identifiant à son AS. Le DS représente une qualité dont il a besoin pour vivre équilibré, mais dont il est inconscient. C’est ainsi qu’adulte on va continuer de demander à l’autre de nous donner la face cachée de nous même. Avec la lune en VII, il a une demande d’être materné ou de materner dans la relation. Avec une conjonction Lune noire (exigence absolue), Lune (mère, femme), il y a une énorme exigence pour moi de la présence de la mère, par la suite de la femme dans la relation. L’exigence de ce besoin va créer une problématique pour l’homme ou la femme, car si l’un ou l’autre ne trouve pas confort matériel et sécurité affective dans cette relation, il va les chercher ailleurs; par contre s’il (elle) cherche à s’individualiser et cesse de demander, cesse de privilégier le «tu», il (elle) s’accorde cette qualité. C’est ainsi qu’on sort de la dépendance de la mère, de la collectivité et que l’on commence à s’aimer. Avec Mars, on risque en voulant toujours privilégier l’association avec la mère, de privilégier le «tu», de se couper de sa capacité d’agir, de ce moyen qui nous dote de la volonté de devenir toujours davantage nous même. Il est difficile de garder son Mars avec des gens qu’on aime. L’amour-séduction, c’est Mars qui se perd face à Vénus. Si on le perd, on génère une rage intérieure et on risque d’exploser. Amour-révolte de l’enfant dont le non n’est jamais sorti. Ou toi ou moi.

 

 

Maison VIII

Maison VIII. On trouve la sécurité au niveau de la relation. Ici on est toujours en relation, mais dans un face à face. La relation doit atteindre le niveau «eau», c’est-à-dire au niveau des sentiments et des émotions. L’élément «eau» est l’élément qui relie par excellence, elle nous lie et nous attache. En IV, lié au Cancer, on commence à se relier à soi-même, on devient autonome après avoir mis de la distance entre soi et sa mère, on devient un; en VIII, lié au Scorpion, on fusionne avec l’autre, on fait un avec l’autre, on crée une nouvelle unité. En XII, lié au Poissons, on communie non plus avec l’autre mais avec tous les autres, avec l’univers. En IV, on fait un avec soi-même, le danger est de rester là, de se replier sur soi, ce qui va empêcher l’identité «feu» de s’exprimer en V. En VIII, le danger est que la cellule d’intimité se ferme, on ne va pas connaître les 4 maisons suivantes. Le danger est de faire rimer union et exclusion. Quand on est amoureux, y a-t-il encore de la place pour le monde extérieur? y a-t-il encore de la place pour le 3, soit le père, soit la mère.
En VIII, on ne veut pas seulement être aimé, mais être le préféré, il faut renoncer à être le préféré, sinon tous les autres sont des rivaux. L’enjeu maison VIII: s’ouvrir au 3 pour être une unité. On doit accomplir le 3, puis le Sagittaire qui est une flèche vers le un. En arrivant à constituer le 3, on arrive au un. Dans l’enfance on voit en VIII la constitution du triangle mère - père - enfant, derrière, il y a la quête de l’amour, car dans l’axe II-VIII, au corps à corps du Taureau il y a le cœur à cœur du Scorpion.
L’accent est mis sur le besoin de se dévoiler, de ne pas pousser l’autre à nous dévoiler, mais de se dévoiler soi-même, «montre-toi, mais pas avec ton vernis, avec ta profondeur». On souffre du besoin de se dévoiler et on a de la peine à se faire voir. Il faut oser sortir de la Balance, de la tendance à ne pas faire de vagues, le Scorpion cherche le drame et accueille l’autre dans sa noirceur. Une bonne mère sait accueillir l’enfant dans sa rage.
En VIII, on ne peut pas descendre dans la relation sans se dévoiler. Le Scorpion sent tellement la nécessité de le faire qu’il en a peur. Il y a un lien avec Pluton qui apporte de la lumière et avec elle une grande liberté par rapport à une substance, un complexe, une pulsion qui n’est plus d’aucune utilité pour un évoluer, pour atteindre un niveau de conscience très élevé que les résidus du passé gênaient d’atteindre. Pluton en signe libère totalement l’énergie du signe qu’il transite.

 

 

Maison IX

Maison IX. Si la cellule du 3 est acceptée en VIII, on ouvre la porte de la IX. Ce qui veut dire que si l’enfant accepte que le papa n’est pas un rival et s’il s’est suffisamment détaché de la mère, il ne va pas rester fixé sur les parents, il va pouvoir ouvrir la porte vers un ailleurs, vers quelque chose de plus large. Si la III est un éloignement par rapport à la mère, la IX l’est par rapport à la famille, on élargit ses horizons, aussi bien physiques que les idées, d’où les grands voyages et la philosophie. C’est l’intégration socio-culturelle. L’enfant s’investit dans la culture, vers d’autres amours, vers d’autres intérêts philosophiques, vers d’autres principes que ceux de sa famille, que ceux de ses racines.
En III, c’est l’intelligence sensori-motrice, toucher, etc., éveil au moyen des sens et des mouvements; en VI, intelligence classificatoire, on trie les blocs selon leur grandeur et leur couleur, on cherche à stimuler l’enfant quand il y a un accent sur cette maison; en IX, intelligence hypothético-déductive, on généralise et on fait des lois, on voit les choses d’une manière globale. En III, est-ce que j’accepte encore de jouer, puis-je jouer le jeu de la vie afin que l’expérience m’enseigne; en IX, est-ce que je suis en mesure d’accepter que des lois, des principes, des généralités m’enseignent quelque chose? est-ce que je peux obéir à des lois, des principes supérieurs qui vont me permettent de m’insérer dans la collectivité? La IX parle des expériences de notre intégration dans le monde. Le Gémeaux apporte un équilibre par le jeu alors que le Sagittaire sait toujours où il faut aller en planifiant, on reconsidère en élargissant.
Selon les planètes, il faut voir l’aisance ou pas de cette intégration dans la société et dans le monde. Avec Mars en IX, Mars accepte-t-il de coopérer dans un groupe plus large ou veut-il rester le «je» central. Avec Saturne, fais tes propres lois, ta propre philosophie, tu accéderas à l’autonomie au niveau des autorités, sinon on a de la peine à sortir des catéchismes. Egalement l’image de Dieu qui juge, qui est sévère, c’est la loi. Avec Pluton, voir si au moment où on va s’investir dans sa société, dans sa culture, on ne va pas être détruit. Observer s’il n’y a pas de l’angoisse, s’il n’y a pas quelque chose qui serait capable de me détruire quand j’ose aimer être dans un horizon plus large que la famille. Au moment de la naissance, c’est ce qui vient de la IX qui domine ma façon de penser, c’est-à-dire ce que d’autres avant moi ont pensé, ont établi comme principes philosophiques, comme lois avant ma naissance. Il va me falloir les expériences de la I, II et surtout la III pour développer mon propre savoir, sens de la III. C’est en me servant de la qualité du signe en III et où le maître se trouve, ensuite s’il y a des planètes en III qui vont colorer ma façon de comprendre, que je vais exprimer ce que je sais. Donc avec Pluton en IX, on peut être dominé par une angoisse de mort si on ose s’investir dans sa société; ce sentiment d’être dominé, d’angoisse peut venir de souvenirs qui ne me sont pas personnels, puisque ça se passe en IX, donc des valeurs établies par d’autres que moi suite à des expériences douloureuses imposées par la société. Ces autres peuvent avoir pensé qu’on ne peut pas se laisser aller dans la société, on ne peut pas lui faire confiance. Je me pose la question de savoir si j’ose m’aimer à me laisser aller dans la société.
 

 

 

Maison X

On est censé faire partie d’un tout, être un membre planétaire du corps de l’univers. Autant la IV parle de réussite en tant qu’individu, autant la X parle de réussite d’un ensemble auquel un individu participe, c’est le dharma, c’est-à-dire être dans le monde selon ce qu’on est. Capacité d’être centré en IV, de rayonner en V pour être capable de participer et de rayonner dans le monde en X. On relie ceci au Capricorne, qui nous parle de la réussite non pas d’un être humain, mais de la réussite de la société. C’est en apportant sa pierre au mur du collectif que l’on peut parler de réussite en X. Tant qu’on pense à la X en tant que réussite sociale, on fait sa place en faisant de l’ombre aux autres. Les gens capricorniens ont leur réussite personnelle qui passe au second plan. Le zodiaque nous parle de la réussite de la société pas d’un être humain. Staline était très capricornien, il vivait dans une cabane et a mis l’accent sur l’intérêt général, sur le collectif. La personne marquée par le Capricorne a un devoir à assumer pour le collectif.Avec la Lune en Capricorne, on va faire passer les intérêts de la famille avec tous les problèmes que cela implique, la frustration que ça peut faire naître, car on va avoir de la peine à satisfaire ses propres besoins, on ne les connaît même pas. Avec Saturne en X on va se sentir seul, se retirer encore plus et regarder les autres de haut. L’axe IV-X est à méditer, car c’est le sens d’avoir une vocation, une contribution au sein de la société. Qu’est-ce que j’ai à concilier au niveau père-mère pour jouer mon rôle dans le monde, Bélier-Balance, le «je-tu».
 
 

Maison XI

Quatrième maison succédante, on y trouve la sécurité au niveau du groupe, de la société. Le processus d’association atteint le niveau air, on cherche à communiquer, on cherche une fraternité pour communier au niveau des idées. On commence sur les plan des idées, de l’esprit, si on retourne à l’enfance, quelle est ma première famille humaine, «comment je me sentais dans cette micro société, dans cette communion d’idées? Etais-je compris et en sécurité à l’école, avec mes amis, avec qui j’avais des affinités?» Ce n’est pas au niveau d’un choix relationnel, c’est ce qui nous rassemble au niveau d’un projet commun, une grande amitié, une confrérie. «Comment j’ai vécu ça dans ma famille, comment je me retrouve dans un intérêt que je pouvais partager avec un frère, comment je me sentais dans cette union, étais-je compris ou accueilli comme un martien?» Est-ce que j’étais bien dans un groupe, et maintenant, suis-je bien dans un groupe, est-ce que mes idées passent avec le groupe? Là encore, on regarde s’il y a des planètes et si elles peuvent engendrer une problématique. Saturne en XI recherche la communion au niveau de l’esprit, il y a le risque de s’embêter plus que dans le désert, risque de se mettre sur une hauteur. La solution est de se dire qu’on peut communiquer sur le plan de l’esprit même si on n’a pas les mêmes intérêts. Avec Neptune en XI, il faut aller au-delà des barrières, des résistances personnelles pour s’associer, dissoudre son égoïsme socio-culturel pour pouvoir rencontrer les autres dans leurs intérêts, parler au pêcheur de pêche, au maçon de mur. Mais on peut aussi atteindre une communion spirituelle sans rien dire. Il y a une forte demande d’être reconnu en tant que participant dans un groupe, face aux autres. Il y a un grand besoin d’être rassuré par le groupe, que le groupe me dise qui je suis. Voir si on n’a pas à résoudre une problématique liée aux grands-parents maternels.
 
 

Maison XII

C’est l’expérience de la vie intra-utérine. Expérience très importante, quand on sait combien les enfants sont affectés par ce que la mère a vécu pendant sa grossesse. Comment on a vécu ces 9 mois. L’enfant est dans ce que vit la mère et ce qu’elle ressent à son égard. Etait-ce dans le plaisir ou dans l’angoisse? Est-ce que je me suis senti désiré, attendu, ou ma venue a-t-elle contrarié les désirs, les projets de ma mère? La XII nous parle de l’expérience du un, elle nous aide à comprendre si on arrive à oser la I, oser prendre vie. Elle renseigne sur notre première relation du un et chaque fois qu’on va s’abandonner, on reprend le rapport à la mère, lié à notre corps défendant où c’est la fusion avec la mère.
Si je n’ai pas été désiré, est-ce que je peux m’abandonner sur la terre, car c’est la première terre qui m’a accueilli. Chaque fois qu’on est dans une situation de s’abandonner on reprend le rapport à la mère au niveau affectif, suis-je désiré par un partenaire si j’ai l’impression qu’on ne me voulait pas? Puis-je m’abandonner à la terre, ma mère étant la première terre, son ventre m’ayant conduit vers la terre.
La XII, vie intra-utérine, le ventre, lieu de transition, on n’est plus dans l’avant mais on n’est pas encore dans l’après, c’est l’entre-deux, on n’est pas sur terre.
Toute planète en XII doit être réorientée dans le sens de la communion, de la générosité, l’emploi de la fonction ne doit pas être fait pour soi-même. C’est un don au niveau de la planète, on se prépare à un renouveau. Il faut réorienter la planète mais on ne sait pas comment faire, il y a une certaine impuissance dans l’emploi. Il faut le découvrir par un abandon en disant: «Je ne sais pas comment je vais pouvoir le faire et réinventer cette fonction». Si j’essaye de décréter le futur, je répète le passé ou je fuis, le futur par définition est incertitude, un espèce de vide, quelque chose va naître mais quoi. C’est un lâcher prise, accepter ce lâcher prise, c’est la seule attitude possible. Exemple avec la Lune: «Voilà, dans mon passé ma mère et ma grand-mère ont utilisé la Lune, mais je ne vais pas continuer à la vivre comme ça, il faut que j’invente une nouvelle manière. Je ne sais pas être lunaire, ne pas savoir comment être mère, je vais l’expérimenter chaque jour, ce sera en prenant un livre de cuisine». Une personne avec le Soleil n’a pas connu son père avant l’âge de vingt ans, elle est incapable de briller dans sa vie, qu’est-ce c’est que briller. Une autre avec Mercure doit réorienter sa capacité de parler, de communiquer et de penser. Oser prendre la parole avec Mercure en Scorpion en XII, je dis ce que mes grands-parents n’ont pas pu dire, je défends mes grands-parents dans ce qu’ils n’ont pas pu  dire.
Avec une planète on hérite un trésor même si c’est une impasse.
 
 

Le narcissisme
primaire

Le narcissisme primaire est l’amour immédiat de soi-même, c’est lié au chiffre 2, signe du Taureau et à Vénus: suis-je désiré, loi d’attraction, d’aimantation. Est-ce que je me sens digne, est-ce que je mérite d’être aimé? C’est ainsi qu’on peut se poser certaines questions au sujet de la prière dite tous les dimanches dans les églises catholiques «Seigneur, je ne suis pas digne...». C’est quand on dit: «C’est trop beau pour moi, je ne le mérite pas». Est-ce que je me sens digne de ce que je convoite, encore une fois, «Seigneur, je ne suis pas digne...». Saturne-Vénus, Pluton-Vénus, Lune Noire-Vénus posent la question de l’estime de soi, aime-t-on son corps?, suis-je désirable?, suis-je digne d’être désiré? C’est Vénus dans un thème qui pose la question au sujet de l’estime de soi, suis-je désirable.
 
Avec la Lune en maison II à propos de la mère: on affirme l’amour de soi au niveau primaire, comment je me sens digne d’être aimé dans cette famille.
 
 

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